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Les pouvoirs de police du maire : police générale et polices spéciales

Police administrative générale (CGCT L.2212-2), polices spéciales, arrêtés de police, articulation avec le préfet et le transfert au président d'EPCI. Le guide pour les communes.

Publié le 13/06/2026 · 9 min de lecture · Maire & exécutif

Le maire est, sur le territoire communal, l'autorité de police administrative. Ce pouvoir, exercé par arrêté, vise à préserver l'ordre public. Il est personnel au maire — il ne peut être délégué qu'à des adjoints et reste sous le contrôle du juge.

1. La police administrative générale (CGCT art. L.2212-2)

Le maire est chargé du « bon ordre, de la sûreté, de la sécurité et de la salubrité publiques ». L'article L.2212-2 énumère notamment :

2. La distinction police administrative / police judiciaire

La police administrative est préventive : elle vise à éviter les troubles à l'ordre public. La police judiciaire est répressive : elle constate les infractions et en recherche les auteurs. Le maire et ses adjoints sont également officiers de police judiciaire (sous l'autorité du procureur), mais ce sont deux casquettes distinctes.

3. La forme : l'arrêté de police

Le pouvoir de police s'exerce par arrêté du maire (acte unilatéral), et non par délibération du conseil. Un arrêté de police doit être :

Une mesure disproportionnée — par exemple un couvre-feu général sans justification précise — sera suspendue par le juge administratif.

4. Les polices spéciales

À côté de la police générale, des polices spéciales attribuent au maire des compétences dans des domaines précis : édifices menaçant ruine (péril), établissements recevant du public (ERP), baignade, publicité, débits de boissons, déchets, etc. Chacune a son propre régime procédural.

5. L'articulation avec le préfet

6. Le transfert de certaines polices à l'EPCI

Lorsqu'un EPCI à fiscalité propre est compétent dans certains domaines (déchets, aires d'accueil des gens du voyage, voirie, assainissement…), des pouvoirs de police spéciale peuvent être transférés au président de l'EPCI. Le maire peut toutefois s'y opposer pour sa commune dans les délais prévus.

7. La délégation et la suppléance

8. Le rôle du conseil municipal

Le conseil municipal n'exerce pas de pouvoir de police : il ne peut ni adopter d'arrêté de police, ni enjoindre au maire d'en prendre un. Il peut en revanche débattre des orientations de tranquillité publique et voter les moyens (police municipale, vidéoprotection, budget).

📄 À voir aussi : nos modèles d'arrêtés municipaux (permanents et temporaires) et le guide délibération vs arrêté municipal.

Sources officielles

Cet article s'appuie sur les textes en vigueur. Vérifiez toujours la version consolidée sur Légifrance :

Un pouvoir de police s'exerce par arrêté.

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